2 maladies dangereuses pour le chien : la gastro-entérite et le tétanos

La gastro-entérite

Une nouvelle entité infectieuse du chien ayant fait aux U.S.A. des ravages très importants dans les élevages américains est apparue en France, en 1978, sous forme d’enzooties très localisées sur divers points du territoire. En 1979, une grande épizootie a décimé le cheptel canin français, notamment chez les jeunes chiots.

Il s’agit d’une maladie infectieuse virale présentant certaines analogies avec la « leucopénie infectieuse du chat » (typhus du chat) due à un virus extrêmement ténu de la classe des « parvovirus » déterminant chez le chien des symptômes extrêmement graves et brutaux, se manifestant principalement par une « anéroxie » complète (perte de l’appétit), une déshydratation extrêmement rapide ct très importante, avec une hypothermie accusée et une chute spectaculaire de la proportion des globules blancs (leucocytes) dans le sang ; chimiquement caractérisée par une gastro-entérite très violente : vomissements incoercibles, diarrhée abondante, souvent sanguinolente. Si vous êtes allés chez votre vétérinaire et que ce dernier vous a prescrit un traitement ainsi que des analyses complémentaires, vous pouvez demander à votre mutuelle chien le remboursement de ces frais. C’est dans la majorité des cas une maladie prévue au contrat.

Si les chiots paient un large tribut à cette nouvelle maladie et ne résistent guère, par contre les adultes convenablement soignés à temps résistent mieux, puisque les statistiques démontrent que la mortalité ne dépasse guère 5 % des sujets atteints. Outre la thérapeutique symptomatologique mise rapidement en œuvre, il faut que la lutte contre la déshydratation soit menée avec rapidité, vigilance et ténacité pour être efficace.

Si jusqu’à présent les chercheurs n’ont pas encore réussi à la mise au point d’une médication préventive, l’usage du vaccin préventif utilisé chez le chat contre la leucopénie infectieuse de cet animal de manière systématique, semble donner actuellement des résultats sinon spécifiques, mais néanmoins très utiles.

Le tétanos

Dû au développement dans une plaie du bacille de Nicolaïef, notamment dans les plaies profondes, anfractueuses où ce microbe anaérobe peut se multiplier rapidement et secréter une toxine extrêmement dangereuse produisant des contractures musculaires généralisées, se terminant souvcnt par la mort par asphyxie.

Bien qu’assez rare chez le chien, il faut toujours s’en méfier lors de plaies souillées de terre, de fumier, etc. et faire en ce cas une injection préventive de sérum antitétanique.

On peut d’ailleurs vacciner contre cette redoutable maladie par l’utilisation de l’anatoxine antitétanique due aux recherches du vétérinaire Ramon.

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